Une fausse chanson de Drake et The Weeknd créée par une intelligence artificielle serait éligible aux Grammy Awards

Publié : 7 septembre 2023 à 14h15 par A. L.

Crédit image: Instagram @champagnepapi

Il y a quelques mois, le label de musique américain Universal Music Group se lançait dans une guerre contre des IA, après la sortie d'un faux titre des chanteurs Drake et The Weeknd. Cette fameuse chanson est aujourd'hui en compétition pour les Grammy Awards.

Souvenez-vous. En avril dernier, la chanson Heart On My Sleeve voyait le jour sur TikTok, avant d'être supprimée des catalogues de Spotify et Apple Music à la demande d’Universal Music Group (UMG). La raison ? Dans ce titre créé par un internaute connu sous le pseudo Ghostwriter, les voix des deux chanteurs canadiens Drake et The Weeknd étaient imitées grâce à l’intelligence artificielle. La célèbre maison de disques américaine avait donc demandé son retrait en soulevant la question de la propriété intellectuelle, citant des violations de droits d’auteur.

Dans une longue déclaration, Universal Music Group avait déploré la montée des "deep fakes", s'interrogeant sur les pratiques de l'intellignce artificielle et les potentielles menaces pour les droits d’auteurs. "L’entraînement d’une intelligence artificielle au moyen de la musique de nos artistes [...] pose la question suivante : de quel côté de l’histoire les acteurs de l’industrie musicale veulent-ils se tenir ? De celui des artistes, des fans et de l’expression créative humaine, ou du côté des deepfakes, de la fraude et de ceux qui refusent aux artistes leur rétribution", déclarait le groupe lors d'un entretien accordé au média spécialisé Music Business Worldwide.

"Cette situation démontre pourquoi les plateformes ont une responsabilité légale et éthique fondamentale pour empêcher l'utilisation de leurs services dans des proportions qui pourraient nuire aux artistes. Nous sommes reconnaissants de l'engagement de nos partenaires sur ces questions lorsqu'ils reconnaissent devoir être une partie de la solution", avait conclu le label de musique, demandant aux plateformes de streaming de faire en sorte d'empêcher les services d'IA d'extraire les mélodies et les paroles de leurs chansons protégées par le droit d'auteur.